La création dans la Bible

retraite_suisse.2011 (41)Lorsque l’on parle de « création », on pense spontanément aux textes qui ouvrent nos Bibles : Genèse 1 et Genèse 2. Mais bien d’autres passages bibliques nous disent le rapport de la création au créateur, de la création à l’humanité. Ils nous apportent parfois des éléments nouveaux..

Nous vous proposons, ci-dessous, des références pour faire personnellement ou en petit groupe un  « voyage »  à travers la Bible et l’encyclique Laudato si, du Pape François, sur le thème de la création.

Lire les passages bibliques suivants

Isaïe 40, 12 – 24 : Ces versets sont tirés du Deuxième Isaïe. Ils évoquent la période difficile de l’Exil : le Temple de Jérusalem est détruit, le peuple n’a plus de roi, plus de terre et se retrouve exilé à Babylone. Les exilés se lamentent et pensent que leur Dieu les a oubliés. Voici la réponse du Seigneur :

18 À qui pourriez-vous comparer Dieu, quelle forme lui donneriez-vous ?

19 L’idole, c’est un artisan qui l’a fondue ; un orfèvre plaque sur elle de l’or et fabrique pour elle des chaînettes d’argent. 20 Le pauvre, pour ses dévotions, choisit du bois imputrescible ; il cherche un artisan habile pour fixer une idole qui ne vacille pas.

21 Ne savez-vous pas, n’avez-vous pas entendu, ne vous a-t-on pas annoncé dès le commencement, n’avez-vous pas compris comment la terre a été fondée ? 22 Il habite au-dessus de la voûte qui couvre la terre dont les habitants semblent des sauterelles. Comme une toile, il a tendu les cieux, il les a dépliés comme une tente d’habitation. 23 Il a réduit à rien les grands, et à néant, les juges de la terre. 24 Pas même plantés, pas même semés, leur tige n’ayant pas même pris racine en terre, il souffle sur eux, les voilà qui se dessèchent, et le tourbillon les enlève comme de la paille.

25 À qui pourriez-vous me comparer, qui pourrait être mon égal ? – dit le Dieu Saint.

26 Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom. Si grande est sa force, et telle est sa puissance que pas une seule ne manque.

 

Proverbes 8 : c’est la Sagesse (personnifiée) qui parle

22 Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. 23 Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre. 24 Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. 25 Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, 26 avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde. 27 Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme, 28 qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme, 29 quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. 30 Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, 31 jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes.

32 Et maintenant, fils, écoutez-moi. Heureux ceux qui gardent mes chemins !

33 Écoutez l’instruction et devenez sages, ne la négligez pas.

34 Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille à ma porte jour après jour, qui monte la garde devant chez moi. 35 Qui me trouve a trouvé la vie, c’est une bienveillance du Seigneur.

Sagesse 13 :

01 De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. 02 Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux. 03 S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.

04 Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. 05 Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur.

06 Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés : 07 plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences : ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !

08 Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.

Dans l’encyclique du Pape François, LAUDATO SI :

n°76 Pour la tradition judéo-chrétienne, dire “création”, c’est signifier plus que “nature”, parce qu’il y a un rapport avec un projet de l’amour de Dieu dans lequel chaque créature a une valeur et une signification. La nature s’entend d’habitude comme un système qui s’analyse, se comprend et se gère, mais la création peut seulement être comprise comme un don qui surgit de la main ouverte du Père de tous, comme une réalité illuminée par l’amour qui nous appelle à une communion universelle.

n°77 « Par la parole du Seigneur les cieux ont été faits » (Ps 33, 6). Il nous est ainsi indiqué que le monde est issu d’une décision, non du chaos ou du hasard, ce qui le rehausse encore plus. Dans la parole créatrice il y a un choix libre exprimé. L’univers n’a pas surgi comme le résultat d’une toute puissance arbitraire, d’une démonstration de force ni d’un désir d’auto-affirmation. La création est de l’ordre de l’amour. L’amour de Dieu est la raison fondamentale de toute la création : « Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de dégout pour rien de ce que tu as fait ; car si tu avais haï quelque chose, tu ne l’aurais pas formé » (Sg 11, 24). Par conséquent, chaque créature est l’objet de la tendresse du Père, qui lui donne une place dans le monde. Même la vie éphémère de l’être le plus insignifiant est l’objet de son amour, et, en ces peu de secondes de son existence, il l’entoure de son affection. Saint Basile le Grand disait que le Créateur est aussi « la bonté sans mesure », et Dante Alighieri parlait de l’« amour qui meut le soleil et les étoiles ». Voilà pourquoi à partir des œuvres créées, on s’élève « vers sa miséricorde pleine d’amour ».

n° 124 Rappelons que, selon le récit biblique de la création, Dieu a placé l’être humain dans le jardin à peine créé (cf. Gn 2, 15) non seulement pour préserver ce qui existe (protéger) mais aussi pour le travailler de manière à ce qu’il porte du fruit (labourer). Ainsi, les ouvriers et les artisans « assurent une création éternelle » (Si 38, 34). En réalité, l’intervention humaine qui vise le développement prudent du créé est la forme la plus adéquate d’en prendre soin, parce qu’elle implique de se considérer comme instrument de Dieu pour aider à faire apparaître les potentialités qu’il a lui-même mises dans les choses : « Le Seigneur a créé les plantes médicinales, l’homme avisé ne les méprise pas » (Si 38, 4).

 

Pistes pour partager en groupe :

  • Relevez les aspects nouveaux de ces textes par rapport à Genèse 1.
  • Qu’est-ce qui vous surprend, vous étonne dans ces textes ?
  • En quoi ils peuvent nous interpeller pour aujourd’hui ?
  • Retenir pour la remontée : une conviction/découverte, une interpellation.

Sur le même thème : Genèse 1

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