Le travail

VoinlesLe travail est une réalité importante de la vie de l’homme. C’est ce qui lui permet de trouver sa subsistance. Il peut aussi lui donner la possibilité de développer ses capacités, sa créativité.

Ce thème est très présent dans l’encyclique sur la sauvegarde de la Création du Pape François (Laudato si). Le mot « travail » apparait 46 fois dans ce texte. En voici un extrait au n° 124 : « Dans n’importe quelle aproche d’une écologie intégrale qui n’exclue pas l’être humain, il est indispensable d’incorporer la valeur du travail« .

Nous vous proposons, ci-dessous, des éléments pour faire personnellement ou en petit groupe un »voyage » à travers la Bible et l’encyclique Laudato si, du Pape François, sur le thème du travail.

Lire les passages bibliques suivants

Genèse 2,15 : Le SEIGNEUR Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder.

 Genèse 3, 17 – 19 : 17 Il dit à Adam: «Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais formellement prescrit de ne pas manger, le sol sera maudit à cause de toi. C’est dans la peine que tu t’en nourriras tous les jours de ta vie, 18 il fera germer pour toi l’épine et le chardon et tu mangeras l’herbe des champs. 19 À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol car c’est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras.»

 Job 28, 1- 15 : Certes, des lieux d’où extraire l’argent et où affiner l’or, il n’en manque pas. 2 Le fer, c’est du sol qu’on l’extrait, et le roc se coule en cuivre. 3 On a mis fin aux ténèbres et l’on fouille jusqu’au tréfonds la pierre obscure dans l’ombre de mort. 4 On a percé des galeries loin des lieux habités, là, inaccessible aux passants, on oscille, suspendu loin des humains. 5 La terre, elle d’où sort le pain, fut ravagée en ses entrailles comme par un feu. 6 Ses rocs sont le gisement du saphir et là se trouve la poussière d’or. 7 Les rapaces en ignorent le sentier et l’oeil du vautour ne l’a pas repéré. 8 Les fauves ne l’ont point foulé ni le lion ne l’a frayé. 9 On s’est attaqué au silex, on a ravagé les montagnes par la racine.

10 Dans les rochers on a percé des réseaux de galeries, et tout ce qui est précieux, l’oeil de l’homme l’a vu. 11 On a tari les sources des fleuves et amené au jour ce qui était caché.

12 Mais la sagesse, où la trouver? Où réside l’intelligence?13 On en ignore le prix chez les hommes, et elle ne se trouve pas au pays des vivants. 14 L’Abîme déclare: «Elle n’est pas en moi.» Et l’Océan: «Elle ne se trouve pas chez moi.» 15 Elle ne s’échange pas contre de l’or massif, elle ne s’achète pas au poids de l’argent.

Siracide 7,15 : Ne déteste pas le travail pénible, ni le travail des champs créé par le Très-Haut.

Luc 12, 16 – 23 : 16 Et il leur dit une parabole: «Il y avait un homme riche dont la terre avait bien rapporté. 17 Et il se demandait: ‹Que vais-je faire? car je n’ai pas où rassembler ma récolte.›

18 Puis il se dit: ‹Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j’en bâtirai de plus grands et j’y rassemblerai tout mon blé et mes biens.› 19 Et je me dirai à moi-même: ‹Te voilà avec quantité de biens en réserve pour de longues années; repose-toi, mange, bois, fais bombance.› 20 Mais Dieu lui dit: ‹Insensé, cette nuit même on te redemande ta vie, et ce que tu as préparé, qui donc l’aura?› 21 Voilà ce qui arrive à celui qui amasse un trésor pour lui-même au lieu de s’enrichir auprès de Dieu.» 22 Jésus dit à ses disciples: «Voilà pourquoi je vous dis: ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. 23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.

2 Thésaloniciens 3, 10 – 12 : En effet, lorsque nous étions près de vous, nous vous donnions cet ordre: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus! 11 Or, nous entendons dire qu’il y en a parmi vous qui mènent une vie désordonnée, affairés sans rien faire. 12 À ces gens-là, nous adressons, dans le Seigneur Jésus Christ, cet ordre et cette exhortation: qu’ils travaillent dans le calme et qu’ils mangent le pain qu’ils auront eux-mêmes gagné.

Colossien 3,23 : Quel que soit votre travail, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur, et non pour les hommes,

 

Dans l’encyclique LAUDATO SI :

n° 67 Il est important de lire les textes bibliques dans leur contexte, avec une herméneutique adéquate, et de se souvenir qu’ils nous invitent à “cultiver et garder” le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que “cultiver” signifie labourer, défricher ou travailler, “garder” signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature. Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures ; car, en définitive, « au Seigneur la terre » (Ps 24, 1), à lui appartiennent « la terre et tout ce qui s’y trouve » (Dt 10, 14).

n° 98 Jésus travaillait de ses mains, au contact direct quotidien avec la matière créée par Dieu pour lui donner forme avec son habileté d’artisan. Il est frappant que la plus grande partie de sa vie ait été consacrée à cette tâche, dans une existence simple qui ne suscitait aucune admiration. « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie ?» (Mc 6, 3). Il a sanctifié de cette manière le travail et lui a conféré une valeur particulière pour notre maturation. Saint Jean-Paul II enseignait qu’« en supportant la peine du travail en union avec le Christ crucifié pour nous, l’homme collabore en quelque manière avec le Fils de Dieu à la Rédemption ».

n° 124 Dans n’importe quelle approche d’une écologie intégrale qui n’exclue pas l’être humain, il est indispensable d’incorporer la valeur du travail, développée avec grande sagesse par saint Jean-Paul II dans son Encyclique Laborem exercens. Rappelons que, selon le récit biblique de la création, Dieu a placé l’être humain dans le jardin à peine créé (cf. Gn 2, 15) non seulement pour préserver ce qui existe (protéger) mais aussi pour le travailler de manière à ce qu’il porte du fruit (labourer). Ainsi, les ouvriers et les artisans « assurent une création éternelle » (Si 38, 34). En réalité, l’intervention humaine qui vise le développement prudent du créé est la forme la plus adéquate d’en prendre soin, parce qu’elle implique de se considérer comme instrument de Dieu pour aider à faire apparaître les potentialités qu’il a lui-même mises dans les choses : « Le Seigneur a créé les plantes médicinales, l’homme avisé ne les méprise pas » (Si 38, 4).

n°125 Si nous essayons de considérer quelles sont les relations adéquates de l’être humain avec le monde qui l’entoure, la nécessité d’une conception correcte du travail émerge, car si nous parlons de la relation de l’être humain avec les choses, la question du sens et de la finalité de l’action humaine sur la réalité apparaît. Nous ne parlons pas seulement du travail manuel ou du travail de la terre, mais de toute activité qui implique quelque transformation de ce qui existe, depuis l’élaboration d’une étude sociale jusqu’au projet de développement technologique. N’importe quelle forme de travail suppose une conception d’une relation que l’être humain peut ou doit établir avec son semblable. La spiritualité chrétienne, avec l’admiration contemplative des créatures que nous trouvons chez saint François d’Assise, a développé aussi une riche et saine compréhension du travail, comme nous pouvons le voir, par exemple, dans la vie du bienheureux Charles de Foucauld et de ses disciples.

n°126 Recueillons aussi quelque chose de la longue tradition du monachisme. Au commencement, il favorisait, d’une certaine manière, la fuite du monde, essayant d’échapper à la décadence urbaine. Voilà pourquoi les moines cherchaient le désert, convaincus que c’était le lieu propice pour reconnaître la présence de Dieu. Plus tard, saint Benoît de Nurcie a proposé que ses moines vivent en communauté, alliant la prière et la lecture au travail manuel (“Ora et labora’’). Cette introduction du travail manuel, imprégné de sens spirituel, était révolutionnaire. On a appris à chercher la maturation et la sanctification dans la compénétration du recueillement et du travail. Cette manière de vivre le travail nous rend plus attentifs et plus respectueux de l’environnement, elle imprègne de saine sobriété notre relation au monde.

Pistes personnelles ou pour partager en groupe :

  • Qu’est-ce qui vous surprend, vous étonne dans ces textes ?
  • Qu’est-ce que cela nous dit sur le travail ?
  • En quoi ces textes peuvent nous interpeller pour aujourd’hui ?

Télécharger la fiche au format pdf : le travail 3.Fiche_travail

 

Autre piste de lecture :

jean-Paul II, Encyclique « L’homme au travail« , 1981.

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